“ Le visible du signe ” Alain HISSETTE

Le visible du signe Alain HISSETTE

 

Vous êtes invité(e)s à assister au vernissage de l’exposition :

à la galerie Les Bigotes

vendredi 3 février à 18 h

Exposition du 3 février au 4 mars 2023.

Exposition parrainée par l’association “Les Ailes Du”

 

« Le chemin pris, il y a maintenant cinquante ans, souvent touffu et inextricable, que je continue à découvrir, à débroussailler, à gravir, m’a amené devant des précipices si importants, que je devais rebrousser chemin et découvrir une autre voie pour avancer.

Un jour, au bord du gouffre, j’ai mis un pied dans le vide, puis l’autre, et je ne tombais pas… mais je ne sais plus où je vais. L’abandon de soi ?

Le sujet, élément important du chemin, vu si profondément qu’on ne le voit plus du tout, mais qu’on est le sujet, tant que dure cet état : dans et en dehors de la durée. Ainsi le sens de la peinture ne se dégage qu’une fois qu’elle est accomplie, si toutefois elle l’est. »

Alain Hissette

 

12 novembre au 10 décembre 2022 « Les bruits s’organisent » – Dejan AGOVI

Dessin – Catégorie « Première exposition / jeune artiste »
Dejan Agovi est diplômé avec mention en 2021 de l’EESAB de Lorient

Association coordinatrice : Les Ailes DU

« Un bruit, un oreiller, une fente, une ligne, un bec, une fossette, une forme, un vaisseau spatial,
une grille et voici que le son des rafales nous fait sautiller partout.»

« Je suis né en Albanie en 1993 où j’ai connu un climat social dangereux et violent,
marqué par la guerre civile de 1997.
[…] Mon ambition est de créer un lien entre avant et après, entre ici et là-bas. Mon
travail se situe souvent dans un entre deux, dans un moment de transition, à un seuil.
Mais, bien souvent, cette démarche revient à montrer et mettre en lumière une faille ou
une rupture. J’essaie de décortiquer ces moments de tension, les décalages que
j’observe dans des domaines qui me sont très proches, mais qui m’intéressent pour leur
portée plus large, plus universelle. Et c’est ainsi que l’on découvre ces montages de
dessins ou de courtes textes dans lesquels se mêlent l’humour, l’ironie, et parfois même
un sentiment de révolte. »

“ A R Z ” de la photographe Dany GUEBLE

Nous avons le plaisir de vous inviter au vernissage de l’exposition

à la galerie Les Bigotes vendredi 7 octobre à 18 h.
Exposition du 7 octobre au 5 novembre 2022.

« […] Vivant sur l’île d’Arz toute l’année, la mer, le vent, le sable, la brume et les embruns impressionnent une grande partie de des compositions e Dany Guèble. Souvent montés en séquences, ses ensembles me rappellent certaines séries de Jochen Lempert (Recent Field Work), et les contrastes subtiles des paysages d’Harry Callahan. Les photographies de Dany Guèble sont sensibles, ses tirages sont beaux, délicats et profonds. Elle travaille elle-même à toutes les étapes de sa production, de la prise de vue au tirage des épreuves dans sont atelier, In Situ sur l’île. »
Cédric Wachthausen – Collectif In Visu, août 2022
https://danygueble.com/

Marie Vandooren “Les paysages du loisir”

Marie Vandooren travaille avec différents médiums : photographie, peinture et sérigraphie. Inspiré par la manière d’habiter le monde, son travail puise principalement dans les espaces fabriqués et exploités par l’homme. Avec pour point de départ la photographie argentique elle s’intéresse particulièrement à la notion de loisir et questionne la place des équipements sportifs sur l’espace public en les photographiant de jour comme de nuit. En abordant ces espaces, elle interroge la nécessité de l’amusement et de l’occupation vaine.

Ce travail plastique interroge également l’intervention de l’homme sur le paysage, comment ce dernier y dépose son empreinte en créant des lieux parfois inesthétiques et purement fonctionnels. En s’intéressant particulièrement aux éléments qui jalonnent le paysage, elle met en lumière la reproduction des espaces sur chaque territoire et interroge comment l’homme sculpte la nature selon sa volonté. En tentant de créer du beau avec du laid, de l’exceptionnel avec du commun, elle met en avant la banalité des espaces invisibles.

Enfin, après avoir photographié et peint ces paysages, elle pose la question de ce qui restera après le passage de l’homme. Ces vestiges inutiles seront les témoins de l’époque où l’homme omniprésent n’est plus.

Née en 1976 à Châteaurenard (13), Marie Vandooren a été travailleur social avant de rejoindre en 2009 Les ateliers de Bitche, lieu alternatif nantais, où elle disposait d’un espace de travail. Depuis 2014, elle vit et travaille à Moisdon-la-Rivière (44) et pratique la sérigraphie à l’atelier partagé KraftHouse de Pol’n à Nantes.

https://marievandooren.com/

Présences passagères – Michel Politzer

MICHEL POLITZER, PEINTRE, SCULPTEUR, POÈTE, AUTEUR.

Le temps, sorcier immatériel dans ses haillons de vent a envahi le foyer, l’agora, l’arène, tous ces cercles où se jouent la vie et la mort. Il a soufflé sur des braises rougeoyant encore… De rivages oubliés, ont surgi des présences inattendues; j’accueillis l’intrusion de ces squatters exigeants.

Sur la toile les blancs bataillent les noirs, les gris évitent de violentes frictions, un ocre, un bleu timide, rappellent parfois que la vie est couleur. Et puis l’évidence s’imposa à moi; ces ombres, quittant à coup sûr une caverne bruissant de sinistres échos, me pressaient de leur faire place, et plus encore, de les faire advenir au monde ce que je tentai, de les identifier ce que je ne fis pas. Je remonte le temps en silence. Elles ne me quittent plus.

Association coordinatrice : In VISU et Joël Strill

CONJOINTEMENT exposition des artistes Marie et Michel THAMIN

 

Exposition parrainée par l’AAACMV

Marie-Thamin-100×70 – blockhaus IV

Marie Thamin

Je travaille sur des compositions minimales, des arrangements construits avec des formes simples que je voudrais être des moments de pause. Ici des silhouettes d’architectures, fantomatiques mais présentes, qui restent identifiables et semblent libérées, sans pesanteur, un peu hors du temps et qui s’invitent sans imposer plus qu’il ne faudrait leur présence. Forme et fond ne s’opposent pas de manière tranchée, mais conjuguent discrètement leurs qualités de lumière et de matière, comme par transparence. Des décors quotidiens qui paraissent inaccessibles et qui flottent dans l’espace comme des moments d’oubli suspendus. Un monde de proximité qui se dérobe à nous et qui renonce à toute explication.

http://marie.thamin.free.fr/

 

 

Michel Thamin

Les pierres trépanées de Thamin sont des pierres-cerveaux. Des pierres de mémoire. Une mémoire humaine arrachée à la pierre par la taille et incluse dans la matière par le polissage. Le volume vertical de la pierre sculptée en front de taille et l’entaille du plan de coupe à l’horizontale de la pierre ouverte communiquent par le trou laissé par le coin éclateur. Ce trou devient porte de sortie de l’intérieur traité en bas-relief en creux dans le plein, reprenant indirectement les plans des allées couvertes néolithiques. Ce passage est semblable au «trou d’âme» que les couloirs mégalithiques comportaient à la préhistoire. Un trou pour laisser s’évader l’âme du mort. Est-ce pour nous spectateurs ce passage entre l’ouvert et le fermé de la pierre ?

Ses boites de pierre évoquent certes des urnes ou des tombeaux, mais ne conservent que les traces d’une pensée symbolique.
Soulevez en les couvercles !
Pour voir …François Jeune (extraits)

http://michel.thamin.free.fr/

    Photos : Michel Thamin