CONJOINTEMENT exposition des artistes Marie et Michel THAMIN

 

Exposition parrainée par l’AAACMV

Marie-Thamin-100×70 – blockhaus IV

Marie Thamin

Je travaille sur des compositions minimales, des arrangements construits avec des formes simples que je voudrais être des moments de pause. Ici des silhouettes d’architectures, fantomatiques mais présentes, qui restent identifiables et semblent libérées, sans pesanteur, un peu hors du temps et qui s’invitent sans imposer plus qu’il ne faudrait leur présence. Forme et fond ne s’opposent pas de manière tranchée, mais conjuguent discrètement leurs qualités de lumière et de matière, comme par transparence. Des décors quotidiens qui paraissent inaccessibles et qui flottent dans l’espace comme des moments d’oubli suspendus. Un monde de proximité qui se dérobe à nous et qui renonce à toute explication.

http://marie.thamin.free.fr/

 

 

Michel Thamin

Les pierres trépanées de Thamin sont des pierres-cerveaux. Des pierres de mémoire. Une mémoire humaine arrachée à la pierre par la taille et incluse dans la matière par le polissage. Le volume vertical de la pierre sculptée en front de taille et l’entaille du plan de coupe à l’horizontale de la pierre ouverte communiquent par le trou laissé par le coin éclateur. Ce trou devient porte de sortie de l’intérieur traité en bas-relief en creux dans le plein, reprenant indirectement les plans des allées couvertes néolithiques. Ce passage est semblable au «trou d’âme» que les couloirs mégalithiques comportaient à la préhistoire. Un trou pour laisser s’évader l’âme du mort. Est-ce pour nous spectateurs ce passage entre l’ouvert et le fermé de la pierre ?

Ses boites de pierre évoquent certes des urnes ou des tombeaux, mais ne conservent que les traces d’une pensée symbolique.
Soulevez en les couvercles !
Pour voir …François Jeune (extraits)

http://michel.thamin.free.fr/

    Photos : Michel Thamin

L E S T R A C E S de l’artiste Nadja HOLLAND

L E S T R A C E S de l’artiste Nadja HOLLAND

Exposition du 4 mars au 2 avril 2022.
Exposition parrainée par l’AAACMV – Mesures sanitaires en vigueur.

A la recherche de l’âme … Entre présence et absence. Superposer, effacer, gratter des couches de peinture….à la rencontre avec les différentes échelles du temps, comme des segments, qui parlent du passé et du présent au même moment. Dans mon travail artistique, je recherche l’âme dans les dimensions successives du temps. Elle est là, je la vois et je sens que je peux la libérer pour la faire apparaître, l’espace d’un instant fugace et fragile. Comme un sculpteur, qui voit l’âme des êtres… endormie dans le bois, le marbre ou la terre, je la contemple derrière des couches de peinture. Je sais aujourd’hui déchiffrer, transcrire et apprivoiser la matière. Les premiers jets existent pour établir un dialogue avec l’inconnu, l’invisible, qui se manifeste avec sensibilité et patience ; quelquefois avec violence, ou avec douceur. Dans ma peinture, c’est la nature qui crée la scène pour la rencontre avec l’âme. Les corps incarnés et sensuels sont baignés dans un halo de couleurs, chatoiement qui est l’élément indispensable pour révéler l’essence à l’état pur. A chaque trace de pinceau correspond une ligne temporelle ascendante, chacune de ces lignes permet de révéler un signe avec sa vérité propre et chacun de ces signes permet de gravir degré par degré une échelle intérieure qui mène à la révélation de l’essence.

https://www.nadjaholland.fr/

Reportage photo du vernissage le 4 mars 2022 à 18h

 

« Dans la lumière du Kerala » Georges DUSSAUD

Expo Photo à la Galerie “Les bigotes” du 28 janvier au 26 février 2022

Le voyage le plus inattendu de Georges Dussaud, photographe du Portugal, de l’Irlande et de la Bretagne, est sans doute celui qu’il effectue au Kerala.
Traversé par les eaux et innondé de lumière entre lesquelles jaillit la vie dans toute son exhubérence, le Pays Malabar s’étire en une longue frange côtière au sud ouest de l’Inde.

Ebloui par l’éclat d’un tel monde, le photographe choisit de nous entraîner vers ceux qui s’attachent avec ardeur à vivre les traditions ancestrales.
Tous les sens en éveil, il cherche à saisir par l’image cette présence cachée et en même temps révélée.
Alain Carayol

https://www.etonnants-voyageurs.com/DUSSAUD-Georges.html

Exposition “TERRECIEL” de l’artiste Elisabeth Wadecki

Exposition du 8 octobre au 6 novembre, à la galerie Les Bigotes

Exposition parrainée par l’association des amis de l’art contemporain du musée de Vannes.

A propos de la peinture d’Elisabeth Wadecki

Proust disait « écrire pour éclaircir la vie ».

On pourrait dire de même de la peinture d’E.W. Sa peinture est lumineuse. L’artiste dit avancer sur son chemin, sereinement, partant de rien et vers nulle part, avec comme seule quête, nécessité, cette route, l’acte de créer et d’être présente à la vie.

Les traces laissées sont ce que cette artiste recueille de la transformation constante de la nature et de la fugacité des éléments.

L’acte pictural ne relève pas chez elle d’une projection mais elle garde la trace d’une circulation entre sujet et monde.  Au carrefour du temps et de l’espace, elle fixe sur la toile quelque chose des petites bulles décrites par Proust. Sa peinture n’illustre pas elle est la sensation de sa propre réalisation.

Cézanne a apporté à HantaÏ l’assurance que la voie de la peinture moderne consistait dans l’expression par la couleur. La force de la couleur peut à elle seule donner à la forme sa plénitude et rendre compte de la construction du monde. Cézanne lui a également apporté l’évidence que la voie du moderne en peinture passait par l’aménagement de blanc aussi important que les zones peintes et que l’ensemble peint et non peint pouvait et devait s’agencer en un plan respirant dont pas un point ne s’enfonce.

E.W. peut faire sienne cette position picturale. L’espace blanc, « vide » dans la peinture de cette artiste, n’est pas quelque chose de vague ou d’inexistant mais un élément dynamique et agissant. Il est le lieu de non-dits et donc de tous les possibles. Ce « rien » relie l’espace peint à un monde invisible, il vise la plénitude. C’est peut-être un état vers lequel tend cette peinture. Comme l’explique François Cheng dans « Vide et plein, le langage pictural chinois » ce « vide » constitue sans doute le lien par excellence où la forme, la couleur ou le « plein » serait à même d’atteindre cette vraie plénitude.

La peinture d’E.W. provoque une ouverture de perceptions, une sollicitation des sens, outre la vue, où se joue une incorporation du réel, une union entre le corps, le sujet, et le monde qui l’entoure. Partout, le geste de l’artiste semble dans son élan, sa variété, capter les souffles qui animent l’univers. Il s’arrondit, s’allège et se fragmente en touches denses ou fluides, s’effiloche pour mieux épouser l’essence cachée des choses.

Sa peinture garde la trace d’un frémissement à travers le temps, comme si l’œil du peintre n’avait capté que l’essence même du réel, tel un calligraphe qui, dans la vitalité et l’immédiateté de son geste, jette ça et là un jaune moisson, un vert lentilles d’eau, un rose ou un terre-de-sienne d’argile, et prend son envol dans l’espace subtil d’un blanc mat, ou celui d’un bleu crépusculaire…

Où il n’est question que de notre « être au monde… »

https://www.elisabeth-wadecki.com/

 

Elisabeth Wadecki sera présente à la galerie pour rencontrer le public les samedis 9, 16 et 23 octobre.