Contemplations

Du 17 février 2018 au 30 septembre 2018
Tableaux des églises de Bretagne, 26 chefs-d’oeuvre du XVIe au XVIIIe siècle classés monuments historiques. Choisis en fonction de leur qualité artistique, ces chefs-d’oeuvre à l’iconographie variée – tableaux de dévotion de petit format ou grandes oeuvres incluses dans des retables – sont bien représentatifs de l’évolution de la peinture religieuse entre le XVIe et le XVIIIe siècle.
Ils permettent de retracer une histoire de l’art de cette période féconde, du peintre Ribera à Jordaens en passant par Le Nain, Vignon et d’autres artistes restés anonymes.
 

 

 


Visite guidée de l’exposition :
Rendez-vous : Musée des beaux-arts, La Cohue, 9 place Saint-Pierre – 02 97 01 63 00

Ouvrage en vente au musée – 95 pages, 75 illustrations, 20 €.

Conférences : 
Jeudi 29 mars, Chapelle des Carmes, 20h avec Guillaume Kazerouni, responsable des collections d’art ancien au musée des beaux-arts de Rennes, co-commissaire scientifique, « Une institution artistique : peindre pour l’Eglise sous l’Ancien régime »
Jeudi 5 avril, Chapelle des Carmes, 20h avec Christine Jablonski, conservatrice des monuments historiques, co-commissaire scientifique « Les secrets d’une exposition : de la recherche à la mise en valeur des tableaux »
Jeudi 7 juin, Chapelle des Carmes, 20h avec Guillaume Kazerouni, responsable des collections d’art ancien au musée des beaux-arts de Rennes, co-commissaire scientifique «Contemplations : à la découverte d’une exposition».

« Hors Cadre » Street-Art au Musée

Une exposition « hors cadre » en tout genre.

Pour les graffeurs et artistes urbains d’abord, plus habitués aux terrains vagues, aux friches industrielles et à l’anonymat, qui ont accepté de venir « poser leurs bombes » dans un espace institutionnel.

Pour la ville de Vannes et l’équipe du musée des beaux-arts ensuite, qui laissent entrer « les bombes » en leurs murs pour des performances in situ, sur des matériaux éphémères voués à la destruction.

Pour l’association « l’Art prend la rue ! » enfin, qui réalise avec ce projet son premier commissariat d’exposition à Vannes

De nos jours, il est impossible de ne pas remarquer l’art urbain, considéré bien souvent comme un art en marge. Décrié par certains, revendiqué ou porté aux nues par d’autres, il s’inscrit dans notre univers quotidien. Geste identitaire, artistique, politique…, cette expression picturale interroge la société collectivement et individuellement.

En laissant libre cours à la création, le musée des beaux-arts de Vannes ne se place pas en critique d’art, mais en observateur d’un mouvement en pleine expansion, d’un phénomène artistique qui pose question. Il accompagne et participe à la création d’un art éphémère.

Pendant 8 jours, des artistes investissent l’espace du passage central et s’approprient les supports d’exposition, panneaux muraux voués à la destruction.

Les acteurs ? Huit passionné(e)s maniant bombes ou collage et un photographe. Tous ont en commun ce regard tourné vers la rue, les murs, les structures insolites prêtes à accueillir leurs empreintes, leur griffe picturale, leur blaze.

Ils relèvent un défi de taille, celui de franchir le pas de la rue au musée. Par leur action ici, ils confirment que cet art, accepté ou non par nos contemporains, existe bel et bien, tant il est inventif, créatif, adaptable.

Avec la participation de Alain Amet (pour les photographies),
Les artistes : Erika, RaioGrekyLesgensMéprisRezinRwickSnobeZermi Fugs

Commissariat d’exposition : l’association « L’Art prend la rue ! » (www.street-art-avenue) et le musée des beaux-arts
Montage : musées-patrimoine, service événementiel, Ville de Vannes
Coordination : Morgane Meresse, Max Besnier
Texte : Street Art Avenue, Ville de Vannes et le musée des beaux-arts de Vannes

Du 21 octobre 2017 au 7 janvier 2018
Ouverture de 13h30 à 18 h sauf le lundi et jours fériés

Exposition Jeanne-Marie Barbey

Exposition Jeanne-Marie Barbey (17 juin 2017 au 7 janvier 2018)

75 de ses œuvres et études seront exposées, dont certaines, appartenant à la ville ont été restaurées pour cette exposition. Les œuvres seront mises en regard par Eric Morin (scénographe du Fonds Leclerc) avec des photos prises par l’artiste et son frère dans le Gourin du début du XXe siècle.

Née à Paris d’une maman gourinoise et d’un père carhaisien, la peintre Jeanne-Marie Barbey (1876-1960) puisait inlassablement son inspiration dans la terre de ses ancêtres. Elle eut pour maîtres les peintres naturalistes Henri Royer et Désiré-Lucas et comme ami Paul Signac. Issue d’un milieu modeste, elle a enseigné le dessin pour subvenir à ses besoins et a peint toute sa vie. Elle utilisa la photographie comme esquisse à son travail pictural.

Fin de l’exposition le 7 janvier 2018.

Donation Geneviève Asse au musée des Beaux-Arts de Vannes

f004-2009-80001Le musée de Vannes a toujours entretenu une relation privilégiée avec l’œuvre de Geneviève Asse qui intègre les collections dès 1986. Le conservateur Marie-Françoise Le Saux,  lui a d’ailleurs organisé deux très belles expositions, Le volume et le trait en 1992 et ….

Grâce à cette relation de confiance et à l’intérêt qu’il lui porte, Geneviève Asse offre en 2012 au musée 12 peintures datées de 1972 à 2010, 3 huiles sur papier, un livre de bibliophilie, Cahier Océanique, illustrant  un texte d’Anne de Staël, des gravures et des archives personnelles. Son œuvre présente dans les collections publiques et privées en France et à l’étranger a fait de Geneviève Asse, proche de Bram van Velde et d’Olivier Debré, une artiste de renommée internationale.

Par cette donation importante l’artiste marque ainsi son attachement à la ville de Vannes où elle est née en 1923 et au Golfe du Morbihan qu’elle rejoint plusieurs fois par an pour y séjourner.

Ce geste généreux, renforce l’orientation choisie depuis de nombreuses années par le musée des Beaux Arts dans le domaine de l’art moderne et contemporain. Appelé aussi La cohue, il est installé dans un bâtiment dont l’origine remonte au Moyen Age.  A l’étage, La salle haute d’une superficie de 250 m2  qui abritait le palais de la justice ducale jusqu’au XVIII ième siècle lui est  à présent dédiée. Ce lieu au plafond vouté laisse filtrer à travers ses ouvertures, une lumière adoucie par l’épaisseur des petits carreaux délicatement colorés, dits aussi cathédrale. Il convient à l’œuvre dont l’auteure dit qu’elle invite le spectateur à s’arrêter. Ses grandes compositions abstraites déclinées dans une gamme de bleus sourds ou bleus gris ne sont pas de simples aplats car les traces laissées par de larges brosses  font vibrer la matière picturale, diffusant ainsi une lumière et ses effets de transparence. Elles placent Geneviève Asse parmi les plus grands artistes de l’abstraction.

On oublie là le bruit du monde, silencieux devant les tableaux qui ont pour titre Rhuys, Au fil des jours ou Cahier océanique, comme devant le ressac.

Par cette donation, le musée des Beaux Arts de Vannes devient un lieu incontournable pour la connaissance de l’œuvre cette artiste française.

Dominique Picard
Ex-Présidente de l’association des amis de l’art contemporain  du musée de Vannes.

Mai 2013