“Les murs” de Fabienne Houzé-Ricard – du 25 mai au 22 juin 2019

L’ensemble des travaux présentés dans le cadre de l’exposition LES MURS, m’ont amenée à élaborer cette série intitulée :

De fil on n’en a qu’un. 2016/2019.

 

Série de 13 toiles cousues de fil rouge sur métis.
Le sujet de cette série de broderies est liée à mon enfance. En effet, sur la table de la salle à manger (qui ne servait pas à manger), trônaient en permanence une machine à coudre, des tissus, des aiguilles, du fil ; en attente de vêtements à bâtir, bien que ma mère ne fût pas couturière de profession. Des années après, quand elle rentra en maison de retraite, je dus lui faire un trousseau, choisir ses plus beaux vêtements, y coudre, à mon tour, son nom et son prénom. À son décès, les infirmières me demandèrent de laisser ses vêtements aux autres résidants…
Il fallait que je travaille sur cette idée du vêtement « habité », sur cette enveloppe protectrice et les histoires qu’elle transporte avec elle.J’ai trouvé un lien fort avec le thème du nid, récurrent dans mon processus créatif. Mon histoire intime a rencontré la grande histoire de l’homme.Le fil rouge, vivant, sanguin, c’est celui de la vie.La forme du vêtement, je l’ai choisie parce qu’elle ressemble au corps qui l’a porté. J’en ai gardé les contours.Le nid brodé sur, ou ; à coté du vêtement, raconte plastiquement ce que celui-ci a traversé.
Trouvé dans le grenier, chez mes parents, le drap sur lequel je couds est une toile métis qui faisait parti de la dote de ma mère ; elle aurait dû, ensuite, en faire des draps et y broder les initiales du jeune couple…
Fabienne Houzé-Ricard

Blog : http://fabiennehouzericard.blogspot.com
Site : http://www.fabienne-houze-ricard.com

CHAMPS LUDIQUES de l’artiste Monique TOUPIN

« Dans la recherche de la connaissance sensible »

Très tôt la peinture m’a pris la main.

Cela n’a pas été un choix mais une évidence, comme une seconde langue.

S’exprimer par l’art est instinct de vie, quête d’une réalité transcendée, une façon de dépasser la grisaille de la quotidienneté ou de formuler son enthousiasme. Peindre c’est capter l’émotion venue de n’importe où, on est victime de l’émotion ; c’est à cette condition que tout peut démarrer.

Une toile blanche, c’est un monde possible, un lieu ouvert. Il en est de même pour une plaque de cuivre en gravure ou une affiche déchirée d’un panneau…

Diversifier les supports, expérimenter des techniques, permet d’instaurer une dynamique afin que rien ne se fige. Chaque pratique relève de la même préoccupation tactile des choses : entre les disciplines un dialogue s’établit, il y a écho de l’une à l’autre, donc mouvement, donc vie.

Qu’il s’agisse d’un support ou d’un autre, on doit s’incliner devant sa matérialité spécifique, sa plasticité, son essence propre et « faire avec ».

A nous d’orchestrer les zones déchirantes issues de la rage ou des secondes peaux gagnées par la douceur. Il s’agit de restituer des lieux secrets où s’insère l’énergie.

L’œuvre doit avoir le dernier mot, nous ne sommes qu’un vecteur.

Monique TOUPIN-GOURVES

Notes d’atelier (extraits)

Monique Toupin

Monique Toupin réalise peintures, collages et gravures depuis 40 ans. Elle a beaucoup exposé en France et au-delà des frontières. Elle a installé son atelier à Vannes dans le Morbihan et participe à diverses manifestations artistiques.

 

Terres nues de Jean Hervoche

Du nord au sud, d’Est en Ouest, Jean Hervoche arpente les solitudes à la recherche d’images insolites et intemporelles.

Pour lui, photographie et voyage sont indissociables. Il a besoin du choc de la découverte pour éprouver l’émotion nécessaire. Paysages de terres nues, révélés par des explosions de lumières, paysages habités par l’irruption de silhouettes venues là, comme pour donner du sens à l’image, personnages isolés dans leur solitude.

La lumière et l’émotion sont ses maîtres mots, le plus loin que possible de l’anecdote et du descriptif.

Indifférent à l’origine géographique des lieux, Jean Hervoche cherche à créer une sorte de «paysage mental» au sein duquel les photos peuvent co-exister, qu’elles soient de Bretagne, des univers celtes ou nordiques, d’Afrique ou de la Réunion, d’Espagne ou du Portugal ou encore de l’Ouest Américain.

http://www.jean-hervoche.com/

Fil d’ariane Corine Veret-Collin Du 26/10 au 24/11

F I L D ‘ A R I A N E de l’artiste Corinne VERET-COLLIN  à la galerie Les Bigotes –  Exposition du 26 octobre au 17 novembre 2018. – Vernissage le vendredi 26 octobre à 18h

FIL D’ARIANE…
ou comment dévider une bobine de fil derrière soi afin de pouvoir retrouver son chemin. Un fil qui rencontre sur sa route des silhouettes, ombres de Dibutabe ou réceptacles du souvenir, un fil qui crée des liens avant de continuer sa course.Ce n’est pas un long fil tranquille, il se tord, bifurque et se noue, tisse une architecture autour de son « petit monde ». C’est une ligne, de celles qui commencent sur une feuille de papier sous le nom de dessin, mais le papier ne lui suffit pas toujours, elle rêve d’espace et s’y élance, articulant le vide autour de ses sujets, puis sous l’effet de la lumière reprend sa trace d’ombre et retourne se coucher sur le papier.
Corinne Véret-Collin.

CORINNE VÉRET-COLLIN
Née en 1956 à Paris.

Après Barcelone, l’Yonne et Paris, vit et travaille principalement à Vannes dans le Morbihan et à Paris.
Ancienne élève des Métiers d’Art et Arts Appliqués à Paris puis des Beaux-Arts de Paris, elle séjourne deux ans en Espagne comme pensionnaire de la Casa Vélazquez.
Son travail a fait l’objet d’expositions à Paris, en Bretagne et en Bourgogne, Madrid, Barcelone et New York.