PRISME | Andrea D’Amario, architecture boréale – Expo du 7 mars 2020 au 3 janvier 2021

PRISME | Andrea D’Amario, architecture boréale

L’ambition du musée des beaux-arts de Vannes de travailler à partir du support de la lumière est la suite logique d’une recherche de valorisation et de création dans le lieu et pour le lieu.

Plusieurs techniques et matériaux ont été déjà explorés : peinture avec l’art urbain en 2017, textile avec les sculptures colorées et mobiles de Carole Simard-Laflamme ou encore instruments de musique génialement métamorphosés par le collectif Tout reste à faire en 2018.

En 2019, Simon Augade « envahit » le volume architectural du passage de la Cohue par une formidable sculpture monumentale, Intrant, recouverte de dosses de bois, conçue en totale symbiose avec le lieu.

Le projet proposé aux artistes de composer au plus près avec les formes architecturales remarquables du passage constitue un véritable défi sans doute anxiogène, lorsqu’on songe aux volumes impressionnants du site.
C’est à ce même challenge qu’a été soumis à Andrea d’Amario, dont le travail artistique sur la lumière nous a interpellés.

Dans son parcours, Andrea laisse une grande place à l’expérience sensorielle, nourrie par sa propre réflexion intérieure, sous une forme largement méditative. L’ouverture à la rencontre, à l’Autre, enrichie par des séjours à l’étranger, fait de ce jeune artiste un homme posé, à l’écoute, sensible.
La proposition du musée de concevoir une « œuvre lumineuse », au sens premier du terme, dans le passage couvert du musée, a suscité chez lui l’enthousiasme, « ingrédient » indispensable pour favoriser l’étape suivante. Un projet est né dans un temps record lors de cette introspection créative, privilégiant lumière, couleurs et mouvements comme supports de cette démarche artistique.

À la question posée par le musée à l’artiste « comment travailler à partir de la lumière et faire sens avec ce matériau dans le passage », Andrea d’Amario répond de subtile manière. Il imagine une architecture de lumière, arcs et voûtes, inspirée de la cathédrale voisine dans une sorte d’effet miroir. Jouant des tubes lumineux comme de pinceaux, il dessine dans l’espace des lignes brillantes, magnifiées par des filtres de différentes couleurs.
De l’aurore boréale à l’aurore architecturale, il n’y a qu’un pas pour Andrea, dont le principal souhait consiste à « toucher avec les yeux ».
Avec Prisme, le musée décline son engagement artistique, ancré dans l’expression contemporaine, sous une forme accessible à toutes et tous, et propose aux visiteurs une découverte du site de la Cohue métamorphosé.

Vernissage de l’exposition : vendredi 6 mars 2020 à 18h.
Passage central
Musée des beaux-arts, la Cohue
15, place Saint-Pierre
Musée ouvert (du 1er octobre au 31 mai) du mardi au dimanche inclus sf jours fériés / fermeture hebdomadaire le lundi.

Espaces Formes Lumières – Philippe LE RAY et Philippe VERGOZ – Exposition 31 janvier / 29 février 2019

31 janvier au 29 février 2020 – Association coordinatrice : In visu (organisateur : Joël Strill)
« Espaces Formes Lumières » – Philippe Le Ray et Philippe Vergoz
Sculpture – Peinture
Philippe Le Ray : www.philippeleray-sculpteur.com
Philippe Vergoz : Portrait par osmanegalerie (2009) et Archive en ligne
« Depuis l’âge de 15 ans, Philippe Le Ray s’intéresse au travail du métal. Mais sa vocation de
sculpteur lui est venue à l’issue de sa formation de compagnon, à l’âge de 22 ans.
Travaillant le métal dans sa forge, et étudiant en parallèle le dessin d’art, il découvre les diverses
tendances artistiques contemporaines, et s’enthousiasme très vite pour une abstraction
géométrique qui tendra de plus en plus vers le minimalisme.
Le Ray travaille dans des formes très épurées et avec un minimum d’éléments. Il y a dans
certaines de ses compositions quelque chose hérité des mégalithes de sa Bretagne, avec une
dimension jointive entre le ciel et la terre.
Ses sculptures tendent de plus en plus au dépouillement, dans une démarche qui évoque aussi
celle de Brancusi. Chaque oeuvre, quelle que soit sa taille, est un concentré de puissance et
d’élévation ; mais ses compositions monumentales rendent ces qualités plus sensibles, plus
palpables.
Ses compositions monumentales en acier inox poli visent à concentrer et unir dans leurs flancs
tous les mondes qui les entourent ; elles vibrent dans un hymne vivant du métal à la beauté des
lieux. Elles sont comme le chant du métal, une note très pure qui s’élève vers les étoiles dans un
désir d’infini. »
Victor Sfez


31/01/2020 – Vernissage expo “Espaces Formes Lumières” Philippe Le Ray et Philippe Vergoz. A la galerie “Les Bigotes” du 31 janvier au 29 février 2020.