Oscar YANA du 10 au 28 juillet 2018

Oscar YANA  “IDA Y VUELTA”  Gravures

du 10 au 28 juillet 2018

“Une présence. Une énergie. Une flamboyance. D’emblée, l’oeuvre d’Oscar Yana happe les regards. Les couleurs, aussi saisissantes dans les peintures que dans les gravures et les toiles imprimées, interrogent. Elles sont aussi chaleureuses qu’elles inquiètent. Oscar Yana nous plonge dans un univers baroque.

On ne sait plus trop où on est, ni à quelle époque on se situe. Un monde où les représentations de la vie et de la mort s’entremêlent, de façon aussi innocente qu’effrayante. Un monde où la joie et le macabre ne s’opposent pas, où le divin côtoie le païen. Est-ce un choc des cultures? Est un tour de magie noire de l’artiste franco-bolivien?

Des hauts plateaux andins à la ville aux cinq ports, Oscar Yana a collectionné mille et un voyages. De Puerto Acosta en Bolivie, tant de chemins parcourus, entre l’Espagne, une Europe où toute sa fratrie est installée et Lorient, où ce musicien, joueur de flûtes de Pan, a suivi des cours à l’école des Beaux-Arts.

Une boutique de nostalgie…
Aux ateliers du Bout du monde, où il est l’un des premiers artistes plasticiens à s’être installé, il fabrique un monde, de bric et de broc, d’objets accumulés ici et là. À la galerie du Faouëdic, cela donne Tienda de sueños, la boutique de nostalgie. Un cabinet de curiosités, où l’on trouve céramiques et poupées, statuettes de cires accouplées pour symboliser la procréation. “Cela me rappelle ma grand-mère et ma mère qui tenaient de petites boutiques, des bouis-bouis où l’on trouvait de tout.”

Extrait de l’article de Ouest-France pour l’expo à la Galerie Le Faouëdic de Lorient, mars 2018.

 

Site de l’artiste : https://oscaryana.weebly.com

Jardin de paroles – du 16 juin au 30 septembre

Exposition de Carole Simmard-Laflamme

Du 16 juin au 30 septembre

Passage central, musée des beaux-arts, la Cohue

Entrée libre

La source du travail artistique de Carole Simard-Laflamme repose pour beaucoup sur son lien particulier avec le tissu. Sous ses mains, les morceaux de fibres collectés au fil des voyages et des expositions, deviennent des éléments de mémoire. À chaque fragment est relié une anecdote ou un récit de vie, rappel d’un moment magique, unique, que le tissu synthétise à lui seul. Savamment composés, ces éléments associés à d’autres bouts de vie deviennent une Robe cathédrale ou une Robe du temps. Vision multicolore et kaléidoscopique, ils ne forment plus qu’un et s’épanouissent dans les lieux. Dans le passage central du musée des beaux-arts de Vannes, près de 80 personnes ont répondu à notre appel de collecte. Un prénom, une phrase, un texte sont associés aux velours, taffetas, soies, wax ou autres cotonnades. Cette participation de vannetaises et vannetais – et d’ailleurs – s’agrège aux œuvres de l’artiste et trouve sens dans une composition universelle. Avec ses fils d’histoires, Carole Simard-Laflamme nous invite à réfléchir sur la diversité humaine, dans une vision optimiste et chamarrée. C’est avec un plaisir immense que l’on entre dans sa danse… Une danse qui se poursuit dans les salles du musée. 

 

Expositions précédentes

Donation Geneviève Asse au musée des Beaux-Arts de Vannes

f004-2009-80001Le musée de Vannes a toujours entretenu une relation privilégiée avec l’œuvre de Geneviève Asse qui intègre les collections dès 1986. Le conservateur Marie-Françoise Le Saux,  lui a d’ailleurs organisé deux très belles expositions, Le volume et le trait en 1992 et ….

Grâce à cette relation de confiance et à l’intérêt qu’il lui porte, Geneviève Asse offre en 2012 au musée 12 peintures datées de 1972 à 2010, 3 huiles sur papier, un livre de bibliophilie, Cahier Océanique, illustrant  un texte d’Anne de Staël, des gravures et des archives personnelles. Son œuvre présente dans les collections publiques et privées en France et à l’étranger a fait de Geneviève Asse, proche de Bram van Velde et d’Olivier Debré, une artiste de renommée internationale.

Par cette donation importante l’artiste marque ainsi son attachement à la ville de Vannes où elle est née en 1923 et au Golfe du Morbihan qu’elle rejoint plusieurs fois par an pour y séjourner.

Ce geste généreux, renforce l’orientation choisie depuis de nombreuses années par le musée des Beaux Arts dans le domaine de l’art moderne et contemporain. Appelé aussi La cohue, il est installé dans un bâtiment dont l’origine remonte au Moyen Age.  A l’étage, La salle haute d’une superficie de 250 m2  qui abritait le palais de la justice ducale jusqu’au XVIII ième siècle lui est  à présent dédiée. Ce lieu au plafond vouté laisse filtrer à travers ses ouvertures, une lumière adoucie par l’épaisseur des petits carreaux délicatement colorés, dits aussi cathédrale. Il convient à l’œuvre dont l’auteure dit qu’elle invite le spectateur à s’arrêter. Ses grandes compositions abstraites déclinées dans une gamme de bleus sourds ou bleus gris ne sont pas de simples aplats car les traces laissées par de larges brosses  font vibrer la matière picturale, diffusant ainsi une lumière et ses effets de transparence. Elles placent Geneviève Asse parmi les plus grands artistes de l’abstraction.

On oublie là le bruit du monde, silencieux devant les tableaux qui ont pour titre Rhuys, Au fil des jours ou Cahier océanique, comme devant le ressac.

Par cette donation, le musée des Beaux Arts de Vannes devient un lieu incontournable pour la connaissance de l’œuvre cette artiste française.

Dominique Picard
Ex-Présidente de l’association des amis de l’art contemporain  du musée de Vannes.

Mai 2013

Restauration du tableau Le Christ sur la croix d’Eugène Delacroix

1872 copieLe musée des Beaux Arts de Vannes possède un tableau d’Eugène Delacroix, Le Christ sur la croix, 1835, H.182 ; l. 135 ; signé et daté en bas à gauche, toile que le peintre plaçait parmi ses œuvres majeures.

Une exposition Eugène Delacroix à Madrid et Barcelone est prévue en octobre 2011. Elle est organisée par la Fondation La Caixa et le commissariat est confié à un conservateur du Musée du Louvre. L’exposition traitera toute l’étendue de la carrière de l’artiste, 150 peintures, dessins et gravures. Le tableau du musée de Vannes voisinera avec des toiles du même sujet provenant de la National Gallery de Londres et d’un musée de Baltimore. Deux restaurateurs proposés par le Centre de Recherches et de Restauration des Musées de France, installé à Versailles, ont été sollicités par le Musée de Vannes : Jean-François Hulot pour le support et Cécile des Cloizeaux pour la couche picturale. Ces opérations s’effectuent sous la conduite d’un conservateur du Centre de Recherches et de Restauration des Musées de France.